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17-09-18

SITE de KERGOFF : une RECONQUETE ENVIRONNEMENTALE





SITE de KERGOFF : une RECONQUETE ENVIRONNEMENTALE
L’étang de Kergoff, créé au début des années 1970, est aujourd’hui envasé et envahi par de nombreuses plantes aquatiques.


L’eau se réchauffe et s’évapore, ce qui entraîne une baisse sensible de la qualité de l’eau en aval. Les températures mesurées entre mai et début septembre révèlent des niveaux élevés ne permettant pas le développement d’une faune piscicole (une hausse de la température de l’eau de 7 degrés est enregistrée entre l’amont et l’aval du plan d’eau).

La température dans le ruisseau a dépassé les 24°C durant l’été. La température dans l’étang est encore plus élevée. La pêche dans l’étang n’est maintenue qu’au prix d’empoissonnements massifs par des animaux issus de l’aquaculture, elle n’a rien de naturel puisque les poissons ne peuvent survivre très longtemps dans une eau si chaude.
La continuité écologique n’est pas assurée.


Ceci fait que la masse d’eau du ruisseau du Plessis dans son ensemble est aujourd’hui classée en mauvais état, en grande partie à cause de cet étang de Kergoff. Les opérations actuellement menées révèlent un niveau de profondeur de l’eau très faible (20 cm à certains endroits). Cela indique que le plan d’eau était complètement envasé.
Afin de répondre aux exigences de la réglementation en vigueur, il a été décidé de procéder à la vidange du plan d’eau et d’installer un pont cadre sur la digue de l’étang, ce qui permettra à l’eau de circuler librement. Les travaux doivent être engagés à partir du 17 septembre. Le conseil municipal a validé le 12 juillet dernier la suppression du plan d’eau en accord avec le département du Morbihan, Lorient Agglomération, les services de l’Etat, l’Agence française de la biodiversité, l’agence de l’eau Loire-Bretagne et le syndicat de la Vallée du Blavet. Un arrêté préfectoral a été pris en ce sens.

 

La vidange devait d’être effectuée dès septembre pour profiter des dernières semaines de temps plutôt sec pour réaliser les travaux tout en minimisant l’impact sur l’existant. Ensuite la période des pluies va arriver, elle permettra, grâce à l’augmentation du débit et au phénomène de chasse d’eau d’accélérer la stabilisation du ruisseau dans son nouveau cours. La nature aura besoin de quelques mois pour que les choses se régulent. Dans tous les cas, la réglementation interdit tous travaux dans les cours d’eau après le 31 octobre (début de la reproduction des salmonidés). Il fallait démarrer maintenant pour gagner une année.


L’étang va ainsi disparaître au profit d’un ruisseau qui va retrouver son lit initial avec une eau fraîche et oxygénée. C’est ce qui existait au début des années 70.
La zone humide va se restaurer sur les berges de l’étang pour accueillir une faune et une flore adaptées, tout en retrouvant ses fonctionnalités, à savoir la réduction des crues en hiver et des assecs en été. Le dernier épisode de crues remonte à l’hiver 2015-2016 et avait concerné des riverains de la rue Henri Allain (lotissement de Kério).


Des opérations du même type ont déjà été menées à de nombreuses reprises par le Syndicat du Blavet dans d’autres communes (certains étant en cours comme à Baud par exemple), les résultats obtenus étant conformes aux prévisions. C’est une tendance de fond partout en Bretagne particulièrement où beaucoup d’étangs ont été creusés dans les années 70 et 80.
Ainsi, les élus et les techniciens de la commune ainsi que des représentants de l’ADEC ont pu visiter des réalisations menées par ce syndicat à Hennebont et à Baud.

 

La solution du contournement a été étudiée puis écartée du fait de plusieurs facteurs à prendre en compte.
La mise en place d’un ruisseau de contournement nécessiterait qu’une grande partie du cours d’eau soit majoritairement orientée vers ce bras de contournement. L’étang résiduel ne pourrait être alimenté que par une petite fraction du ruisseau voire plus rien l’été quand il faut garantir un débit minimum biologique au cours d’eau.
Tout ceci aboutirait, à terme (environ 5 années), à un comblement rapide du nouveau plan d’eau.
Le curage serait nécessaire avec l’intervention d’engins lourds et le déplacement des boues vers un lieu de stockage adéquat ayant pour conséquences :
• Un coût important pour la commune (aucune subvention pour ces opérations)
• La nécessité de monter un dossier d’autorisation préalable auprès des services de l’Etat, imposé par la loi sur l’eau
• Une opération à renouveler tous les 5 à 10 ans

 

Les régularisations des plans d’eau vont à l’encontre des préconisations et des dispositions du SAGE Blavet.
Aussi à l’analyse des critères écologiques et économiques, les élus ont, à contrecœur, dû se résoudre à choisir la solution de la suppression malgré leur attachement à ce plan d’eau.
• La pratique de la pêche sera toujours possible sur le cours d’eau du Plessis
• La qualité des eaux s’améliorera avec plus de poissons et des espèces naturelles

 

Une première étude technique est lancée par Lorient Agglomération pour gérer les écoulements des eaux pluviales réceptionnés sur le site. Une autre étude, qui sera étudié par les commissions compétentes, va concerner également les aménagements paysagers et l’implantation d’équipements ludiques qui seront intégrés au site.
Les élus proposent d’étudier l’aménagement de cette zone de loisirs en confortant cette vocation et ses usages humains.

 

La réflexion intègrera la possibilité d’aménager sur ce site une zone verte avec chemins de randonnée, aire de jeux… On peut aussi imaginer un rôle pédagogique auprès de nos écoles de ce nouveau site en vue de la préservation des espaces naturels.
Ce projet fera l’objet d’un vaste débat avec consultation des habitants sous une forme restant à déterminer avec bien entendu l’implication des associations et de toutes les bonnes volontés.
Un cahier des charges est en cours de préparation en vue du lancement d’une consultation pour le choix d’un bureau d’étude qui travaillera sur le projet de réaménagement.

 

En conclusion, la municipalité prends ses responsabilités en privilégiant des aménagements pérennes et conformes à la réglementation qui s’impose à nous, plutôt que des travaux de curage très coûteux et sans cesse à renouveler.








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